Réflexion Lecture : 4 min

L'IA ne doit pas être l'ennemi de la création mais son allié.

L'IA fait paniquer les créatifs et fantasmer les marques. Chez Brume, on l'utilise tous les jours. On n'a peur ni de le dire, ni de poser des limites claires sur ce qu'elle fait, et ce qu'elle ne fera jamais à notre place.

Le débat sur l'intelligence artificielle dans la communication oscille aujourd'hui entre deux extrêmes. D'un côté, ceux qui annoncent la fin des métiers créatifs, à coups de prompts et d'images générées en trois secondes. De l'autre, ceux qui refusent d'y toucher par principe, par peur, ou par posture. Les deux camps font la même erreur de raisonnement : ils confondent l'outil avec ce qu'on en fait.

L'IA n'a jamais eu d'idée.

Une intelligence artificielle, même la plus avancée, ne pense pas votre marque. Elle ne connaît pas votre clientèle. Elle n'a pas marché trois fois sur la digue à Wimereux pour comprendre pourquoi votre boutique attire un certain type de visiteurs et pas un autre. Elle ne sait pas ce que vous cherchez à obtenir parce que personne ne le lui a dit, et personne ne pourra jamais lui transmettre ce que vous savez intuitivement après dix ans dans votre métier.

L'IA reformule, à grande vitesse, ce qu'on lui demande. Elle compose, elle imite, elle synthétise. C'est puissant. Ce n'est pas créatif, au sens où on l'entend dans un studio. La créativité, c'est aller chercher l'idée juste au bon endroit, en partant de zéro, avec une intention. L'IA, elle, part toujours de quelque chose qui existe déjà.

Ce que l'IA fait bien.

Utilisée correctement, elle dégage du temps sur les tâches qui n'apportent rien à votre marque mais qui prennent des heures :

C'est exactement ce que ferait un assistant compétent. Sauf que cet assistant ne fatigue pas, ne juge pas, et coûte moins cher que la lenteur. Le temps économisé sur ces tâches, on peut le réinvestir là où la machine ne peut pas aller : dans la réflexion stratégique, dans l'écriture finale, dans le tournage, dans la rencontre avec votre équipe.

Ce que l'IA ne doit pas faire.

Chez Brume, on s'est posé une règle simple : l'IA n'écrit pas un mot que vous, le client final, allez lire sans qu'un humain l'ait validé, retouché, ou complètement réécrit. Pareil pour les images. Pareil pour les concepts.

Pourquoi ? Parce qu'une marque a une voix. Et qu'une voix générée à la chaîne par un modèle entraîné sur des milliards de pages anonymes ne pourra jamais ressembler à la vôtre. Elle ressemblera à toutes les autres marques qui utilisent le même outil sans réfléchir. C'est-à-dire à un mur de bruit, lisse, déjà entendu. Vos clients sentent ça avant même de comprendre pourquoi quelque chose sonne faux.

L'IA est un outil. Pas un signataire.

Notre règle : l'IA en coulisses, jamais à la signature.

Pour vous, en pratique, ça veut dire que nos productions intègrent de l'IA, mais que personne ne vous livrera jamais un texte ou un visuel sorti tout droit d'une machine. La main humaine passe partout. Ce qui sort du studio reste habité. Ce qui sort du studio reste signé.

C'est un peu plus lent qu'un workflow 100 % automatisé. C'est aussi pour ça qu'on peut le défendre, l'expliquer, l'assumer devant un client. Et c'est, à notre avis, la seule manière sérieuse d'utiliser l'IA quand on travaille pour une marque qui a quelque chose à perdre en sortant du bruit générique.

L'outil n'est ni l'ennemi ni le sauveur. Il est ce qu'on en fait. Et chez nous, on en fait un partenaire de coulisses, pas un cosignataire de votre image.

Besoin de créer ?

Nous contacter

— Lucas Barras, fondateur du studio Brume.

←  Retour à la news